Belfius graphic element

Belfius Private Portfolio

La vision des gestionnaires

Chaque mois, les gestionnaires étudient les évolutions des marchés et vous expliquent volontiers les différentes stratégies appliquées dans les compartiments. Découvrez ci-dessous leur vision sur les tendances observées en juin 2026.

Euro Short Term

Stratégie globale d’allocation d'actifs

  • Nous surpondérons les actions, notamment aux États-Unis et dans les marchés émergents, tout en relevant la note du Japon après la réouverture du détroit d’Ormuz.
  • Allocation régionale:
    • Légère surpondération des États-Unis. Les États-Unis bénéficient de leur production d’énergie domestique et d’une demande privée toujours soutenue par l’essor des investissements dans l’IA. L’économie s’appuie en outre sur un solide pouvoir de fixation des prix, une adoption rapide de l’IA et une vague de déréglementation. Les révisions positives des BPA soutiennent le marché.
    • Légère surpondération du Japon. L’économie japonaise est portée par des mesures de relance, une composition sectorielle orientée vers les valeurs phares de l’IA et la politique relativement prudente de la Banque du Japon.
    • Neutre vis-à-vis de l’Europe. La région pourrait bénéficier d’une baisse des prix de l’énergie, mais la composition sectorielle est moins exposée aux thèmes en vogue. Les dépenses budgétaires montent en puissance en Allemagne.
    • Légère surpondération des marchés émergents. Une approche sélective s’impose, mais la forte exposition de la région au secteur technologique constitue un facteur favorable. Au sein du secteur, nous préférons la Corée, Taïwan et la Chine à l’Inde. Les valorisations sont attractives, le PER à 12 mois de l’indice MSCI Emerging Markets affichant une décote significative par rapport au MSCI World.
  • Allocation factorielle et sectorielle:
    • Nous privilégions les secteurs qui bénéficient des cycles d’investissement en cours, liés à l’IA ou aux dépenses publiques.
    • Nous restons optimistes à l’égard de la technologie et de la santé. Au sein du segment des logiciels, les modèles économiques sont très divers, certains étant plus durement touchés par les progrès de l’intelligence artificielle.
    • Nous restons exposés aux valeurs industrielles et aux moyennes capitalisations en Europe et aux États-Unis, protégées par des budgets expansionnistes et des perspectives de déréglementation.
  • Emprunts d’État:
    • Nous avons une position longue de duration sur les obligations européennes « core ». La guerre en Iran a entraîné un ajustement des marchés, le choc énergétique faisant grimper les anticipations d’inflation. Par rapport à janvier, le marché a changé son fusil d’épaule et anticipe désormais – de manière sans doute excessive – des hausses de taux. Nous privilégions les obligations souveraines « core » notées AAA, qui bénéficient de la crédibilité budgétaire et de celle de leur banque centrale.
    • Nous sommes légèrement vendeurs de bons du Trésor américain. La vigueur de la croissance et des dépenses d’investissement dans l’IA, la montée de l’inflation et les inquiétudes liées au déficit exercent une pression à la hausse sur les taux américains.
  • Crédit:
    • L’élargissement des spreads du segment investment grade européen a été bien trop limité pour offrir des opportunités en termes de valorisation, alors que les incertitudes macroéconomiques restent élevées. Les fondamentaux demeurent solides, mais leur sensibilité à la hausse des taux justifie un positionnement neutre. Pour l’heure, nous renonçons à surpondérer le segment et privilégions une approche sélective.
    • Nous sommes neutres vis-à-vis des titres investment grade, tant aux États-Unis qu’en Europe. Les indicateurs techniques dans le haut rendement se détériorent sur fond de sorties de capitaux et d’offre en hausse. Au sein du segment, nous restons neutres sur l’Europe et négatifs sur les États-Unis.
    • Nous relevons la note de la dette émergente, notamment en devise locale, car la tendance au resserrement des spreads se confirme et de nouvelles compressions sont envisageables. Par ailleurs, les devises émergentes semblent les mieux placées pour tirer parti d’un nouvel affaiblissement du dollar. Enfin, le rendement à l’échéance actuel (7 %) offre un portage attractif pour cette diversification génératrice de revenus.
  • Actifs alternatifs:
    • Nous restons optimistes sur l’or à long terme.
    • Nous détenons des positions dans des métaux précieux et stratégiques, des actifs alternatifs et des stratégies « market-neutral », à des fins de stabilité et de diversification du portefeuille.
  • Devises:
    • Le régime actuel des marchés favorise les devises liées aux matières premières – notamment les métaux précieux et le pétrole. Nous maintenons donc nos positions longues sur le dollar australien, la couronne norvégienne et le réal brésilien.
    • L’amélioration potentielle des relations entre la Hongrie et l’UE pourrait déboucher sur des politiques plus stables et une réduction significative des risques pour les investisseurs étrangers, ce qui nous incite à conserver une position longue sur le forint hongrois.
    • Le dollar reste plutôt sous-pondéré, mais cette sous-pondération a été sensiblement réduite en raison du contexte géopolitique.
    • Nous avons également une position longue sur le yen.

Stratégie du portefeuille

Nous sommes neutres à l’égard des obligations d’entreprises. La classe d’actifs reste soutenue par les solides fondamentaux des entreprises et la demande des investisseurs, tandis que le niveau des spreads justifie une approche sélective et mesurée. La sensibilité au crédit (mesurée par la durée de vie moyenne pondérée, ou WAL) a augmenté pour s’établir à 816 jours à la fin du mois. Nous adoptons une approche prudente sur la partie 3-5 ans de la courbe afin d’éviter la volatilité, et privilégions la qualité et la liquidité. Les risques de dérapage de l’inflation, nourris par la perturbation des prix de l’énergie découlant de la guerre en Iran, ont considérablement modifié les scénarios de politique monétaire des banques centrales. Le fonds est naturellement immunisé contre ce phénomène et tire profit de cet environnement grâce à l’accroissement du taux de ses coupons. La sensibilité aux taux d’intérêt (échéance moyenne pondérée, WAM) affichait une légère augmentation à 6 jours à la fin du mois, protégeant le fonds de la volatilité des taux. En termes d’allocation sectorielle, le portefeuille présente une répartition de 75% / 25% entre émetteurs financiers et un mix diversifié de titres non financiers. Nous avons maintenu une surpondération sur la dette senior d’établissements bancaires (environ 72 % du fonds). Parmi les valeurs non financières, nos principales surpondérations concernaient les télécommunications, l’automobile, la technologie et la santé. Dans le secteur automobile, nous avons conservé une exposition sélective en fonction de nos convictions, au lieu d’une exposition générale. Nous avons saisi des opportunités sur la dette subordonnée appelée, avec une faible volatilité et une bonne visibilité sur sa durée de vie résiduelle.

Commentaire sur la partie obligataire

Nous restons attentifs à l’évolution de l’activité économique, aux pressions inflationnistes et aux effets variables et différés des politiques monétaires à travers le monde. Les données économiques, la stabilité financière et les perturbations liées aux événements géopolitiques devraient être les principaux déterminants des possibilités de réaction des banques centrales. La divergence de l’activité parmi les blocs économiques mondiaux et leurs progrès désynchronisés vers les objectifs d’inflation, conjugués à la montée des tensions commerciales et à l’incertitude entourant le niveau neutre des taux, sont voués à alimenter la volatilité des taux. En outre, la soutenabilité de la dette souveraine retiendra de plus en plus l’attention, ce qui aura un impact sur les marchés via l’évolution des spreads des swaps souverains et des primes de terme. Les échéances électorales en Europe et aux États-Unis sont susceptibles d’accentuer les primes de risque souverain idiosyncratiques, d’autant que le choc pétrolier lié à la guerre en Iran risque de favoriser l’émergence de politiques plus populistes. Les marchés du crédit devraient rester soutenus par leurs solides fondamentaux et la dynamique favorable de l’offre et de la demande, tandis que des poches de faiblesse isolées pourraient résulter d’événements spécifiques aux entreprises, tels que des perturbations dans la technologie de l’intelligence artificielle. Nous sommes dès lors très attentifs au risque de baisse et privilégions les actifs liquides de haute qualité, tout en restant sélectifs dans nos investissements. Nous nous appuyons sur notre analyse interne «bottom-up» rigoureuse, et affichons une préférence pour les sociétés bien notées et peu endettées.

Ce texte présente un caractère purement informatif. Aucun droit ne découle de son contenu. Il ne constitue pas une offre d'achat ou de vente d'un ou plusieurs instruments financiers, ni un conseil en investissement ou une recommandation d'investissement, et il ne confirme aucune transaction. Bien que Belfius Banque sélectionne soigneusement les données et sources mentionnées dans cet texte, des erreurs ou omissions ne peuvent a priori pas être exclues. Belfius Banque ne garantit en aucun cas l'exhaustivité des informations contenues dans cet texte et n'assume aucune responsabilité résultant d'une représentation incorrecte ou incomplète de ces informations. Belfius Banque ne peut être tenue responsable de dommages directs ou indirects résultant de l'utilisation de cet texte. Les droits de propriété intellectuelle de Belfius Banque doivent être respectés à tout moment. Le contenu de cet texte ne peut être reproduit sans l'accord écrit préalable de Belfius Banque.

Attention: Les performances passées, les simulations de performances passées et les prévisions de performances futures d'un instrument financier, d'un indice financier ou d'un service d'investissement ne sont pas des indicateurs fiables des performances futures. Les performances brutes peuvent être impactées par des commissions, frais et autres charges. Les performances exprimées dans une autre devise que celle du pays de résidence de l'investisseur subissent les fluctuations du taux de change, ce qui peut avoir un impact positif ou négatif sur les résultats. Si cet texte fait référence à un traitement fiscal particulier, une telle information dépend de la situation individuelle de chaque investisseur et peut faire l'objet de modifications.

Ce texte ne constitue pas de la recherche en investissements telle que définie à l'article 36 (1) du Règlement délégué (UE) 2017/565. Belfius Banque souligne que ces informations n'ont pas été élaborées conformément aux dispositions légales arrêtées pour promouvoir l'indépendance de la recherche en investissements, et qu'elle n'est soumise à aucune interdiction prohibant l'exécution de transactions avant la diffusion de la recherche en investissements.