Stratégie du portefeuille
Nous sommes neutres à l’égard des obligations d’entreprises. La classe d’actifs reste soutenue par les solides fondamentaux des entreprises et la demande des investisseurs, tandis que le niveau des spreads justifie une approche sélective et mesurée. L’exposition au risque de crédit (mesurée par la durée de vie moyenne pondérée, ou WAL) a diminué pour s’établir à 774 jours à la fin du mois. Nous adoptons une approche prudente sur la partie 3-5 ans de la courbe afin d’éviter la volatilité, et privilégions la qualité et la liquidité. Les risques de dérapage de l’inflation, nourris par les perturbations des prix de l’énergie découlant de la guerre en Iran, ont considérablement modifié les scénarios de politique monétaire des banques centrales. Le fonds est naturellement immunisé contre ce phénomène et tire profit de cet environnement grâce à l’accroissement du taux de ses coupons. La sensibilité aux taux d’intérêt (échéance moyenne pondérée, ou WAM) affichait une légère diminution à 53 jours à la fin du mois, protégeant le fonds de la volatilité des taux. En termes d’allocation sectorielle, le portefeuille présente une répartition de 72% / 28% entre émetteurs financiers et un mix diversifié de titres non financiers. Nous avons maintenu une surpondération sur la dette senior d’établissements bancaires (environ 70% du fonds). Parmi les valeurs non financières, nos principales surpondérations concernaient les secteurs des télécommunications, de l’automobile, des valeurs industrielles, des services aux collectivités et de la technologie. Dans le secteur automobile, nous avons conservé une exposition sélective en fonction de nos convictions, au lieu d’une exposition générale. Nous avons saisi des opportunités sur la dette subordonnée appelée, avec une faible volatilité et une bonne visibilité sur sa durée de vie résiduelle.
Commentaire sur la partie obligataire
Sur les marchés obligataires, nous sommes neutres sur la duration du coeur européen et sur les obligations mondiales en général. Enfin, nous restons neutres vis-à-vis de la dette émergente, en devises fortes comme en devises locales.