Stratégie du portefeuille
Nous sommes neutres à l’égard des obligations d’entreprises. La classe d’actifs reste soutenue par les solides fondamentaux des entreprises et la demande des investisseurs, tandis que le niveau des spreads justifie une approche sélective et mesurée. La sensibilité au crédit (mesurée par la durée de vie moyenne pondérée, ou WAL) a augmenté pour s’établir à 816 jours à la fin du mois. Nous adoptons une approche prudente sur la partie 3-5 ans de la courbe afin d’éviter la volatilité, et privilégions la qualité et la liquidité. Les risques de dérapage de l’inflation, nourris par la perturbation des prix de l’énergie découlant de la guerre en Iran, ont considérablement modifié les scénarios de politique monétaire des banques centrales. Le fonds est naturellement immunisé contre ce phénomène et tire profit de cet environnement grâce à l’accroissement du taux de ses coupons. La sensibilité aux taux d’intérêt (échéance moyenne pondérée, WAM) affichait une légère augmentation à 6 jours à la fin du mois, protégeant le fonds de la volatilité des taux. En termes d’allocation sectorielle, le portefeuille présente une répartition de 75% / 25% entre émetteurs financiers et un mix diversifié de titres non financiers. Nous avons maintenu une surpondération sur la dette senior d’établissements bancaires (environ 72 % du fonds). Parmi les valeurs non financières, nos principales surpondérations concernaient les télécommunications, l’automobile, la technologie et la santé. Dans le secteur automobile, nous avons conservé une exposition sélective en fonction de nos convictions, au lieu d’une exposition générale. Nous avons saisi des opportunités sur la dette subordonnée appelée, avec une faible volatilité et une bonne visibilité sur sa durée de vie résiduelle.
Commentaire sur la partie obligataire
Nous restons attentifs à l’évolution de l’activité économique, aux pressions inflationnistes et aux effets variables et différés des politiques monétaires à travers le monde. Les données économiques, la stabilité financière et les perturbations liées aux événements géopolitiques devraient être les principaux déterminants des possibilités de réaction des banques centrales. La divergence de l’activité parmi les blocs économiques mondiaux et leurs progrès désynchronisés vers les objectifs d’inflation, conjugués à la montée des tensions commerciales et à l’incertitude entourant le niveau neutre des taux, sont voués à alimenter la volatilité des taux. En outre, la soutenabilité de la dette souveraine retiendra de plus en plus l’attention, ce qui aura un impact sur les marchés via l’évolution des spreads des swaps souverains et des primes de terme. Les échéances électorales en Europe et aux États-Unis sont susceptibles d’accentuer les primes de risque souverain idiosyncratiques, d’autant que le choc pétrolier lié à la guerre en Iran risque de favoriser l’émergence de politiques plus populistes. Les marchés du crédit devraient rester soutenus par leurs solides fondamentaux et la dynamique favorable de l’offre et de la demande, tandis que des poches de faiblesse isolées pourraient résulter d’événements spécifiques aux entreprises, tels que des perturbations dans la technologie de l’intelligence artificielle. Nous sommes dès lors très attentifs au risque de baisse et privilégions les actifs liquides de haute qualité, tout en restant sélectifs dans nos investissements. Nous nous appuyons sur notre analyse interne «bottom-up» rigoureuse, et affichons une préférence pour les sociétés bien notées et peu endettées.