Scénario Macro
Aux États-Unis, l'activité économique reste robuste, soutenue par les investissements dans l'IA et la vigueur du marché du travail. Le compte rendu de la réunion a révélé une Fed restrictive et divisée, abandonnant son orientation accommodante. Des hausses de taux sont possibles, l'inflation alimentée par l'Iran justifiant des taux élevés pendant une période prolongée.
En Zone euro, la croissance demeure faible mais se stabilise. La BCE, selon les marchés, pourrait relever ses taux à trois reprises cette année. L'inflation a atteint 3,0% en avril (contre 2,6% en mars), confirmant les pressions inflationnistes. Ce taux reste toutefois inférieur aux 3,8% enregistrés aux États-Unis. Les indices PMI de la zone euro ont également reculé, passant sous la barre des 50 pour l'indice composite, ce qui suggère un ralentissement de l'activité.
Sur les marchés émergents, les performances divergentes persistent: les pays exportateurs de matières premières bénéficient de prix de l'énergie stables, tandis que les pays exposés à la vigueur du dollar américain sont confrontés à un durcissement des conditions de financement.
Concernant les matières premières, le pétrole continue de se négocier avec une prime géopolitique et se maintient aux environs de 100$, servant de principal vecteur de transmission des tensions au Moyen-Orient. L’incertitude d’un éventuel accord reste présente. L'or a reculé en raison de la hausse des rendements nominaux et se consolide actuellement autour de 4 500$.
Market Context
Le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran tient bon. Le momentum de marché reste favorable à court terme, ce qui a entrainé un relèvement de notre vue actions à "positive" à la fin mai.
Nous maintenons pour l'instant notre positionnement sectoriel. Notre opinion positive sur l'exposition au secteur des technologies de l'information reflète notre forte conviction quant au potentiel de l'intelligence artificielle, conviction renforcée par la dernière saison des résultats, qui a clairement confirmé la vigueur et l'ampleur de la dynamique actuelle portée par l'IA.
Sur le marché obligataire, les rendements des obligations d'État restent élevés. Nous conservons une position neutre sur la duration, compte tenu du risque d'inflation accrue dans un contexte de taux déjà élevés, mais nous saisissons les opportunités de l'augmenter légèrement si elles se présentent, notamment dans les pays européens clés.
Enfin, la volatilité demeure contenue mais sensible à l'actualité, les marchés étant de plus en plus réactifs aux développements géopolitiques.
Allocation
Nous maintenons pour l'instant notre positionnement sectoriel. Notre opinion positive sur l'exposition au secteur des technologies de l'information reflète notre forte conviction quant au potentiel de l'intelligence artificielle, conviction renforcée par la dernière saison des résultats, qui a clairement confirmé la vigueur et l'ampleur de la dynamique actuelle portée par l'IA.
Sur le marché obligataire, les rendements des obligations d'État restent élevés. Nous conservons une position neutre sur la duration, compte tenu du risque
d'inflation accrue dans un contexte de taux déjà élevés, mais nous saisissons les opportunités de l'augmenter légèrement si elles se présentent, notamment dans les pays européens clés.
Les spreads de crédit se sont resserrés après une période d'élargissement modéré. Nous adoptons toutefois une attitude plus positive vis-à-vis de la dette des marchés émergents et avons accru notre exposition à cette classe d'actifs, notamment en devises locales, en raison des rendements attractifs dans la région et d'un potentiel renforcement des devises. Par ailleurs, notre financement s'est en partie traduit par une réduction de l'exposition au crédit de qualité investissement, compte tenu de primes de risque très faibles.
Stratégie du portefeuille
Depuis fin avril, les marchés mondiaux sont restés positifs malgré l'incertitude géopolitique persistante au Moyen-Orient et la prudence accrue des banques centrales. Le moral des investisseurs a été soutenu par des résultats du premier trimestre globalement solides en Europe mais aussi aux États-Unis, confirmant la résilience de la rentabilité des entreprises et la vigueur continue des grandes capitalisations technologiques et des services de communication. Le compte rendu du FOMC, jugé restrictif, a limité la baisse des taux, maintenant ainsi la perspective de taux "élevés pour plus longtemps". Dans l'ensemble, le leadership du marché reste concentré sur les actions de croissance américaines, mais aussi sur celles des marchés émergents.