Scénario Macro
Aux États-Unis, Powell a déclaré que la Fed est prête à ignorer la flambée des prix du pétrole, notant que la politique monétaire est « bien positionnée ». Bien que la hausse des prix de l’énergie fasse grimper l’inflation, les anticipations à long terme restent ancrées. La Fed considère que les droits de douane n’ont qu’un effet ponctuel sur l’inflation.
L’inflation allemande a accéléré à 2,8%, tandis que celle de la zone euro a bondi à 2,5%. La BCE pourrait relever les taux si la guerre persiste.
Dans les marchés émergents, la hausse des prix du pétrole a alimenté l’inflation, tandis que le durcissement des conditions financières et les sorties de capitaux menacent la croissance. La vigueur du dollar exerce une pression sur les devises émergentes.
L’indice PMI manufacturier de la Chine est monté à 50,4 en mars, repassant en expansion. Cependant, les usines ont subi une augmentation des coûts d’intrants.
Market Context
Les actions mondiales ont reculé face à l’incohérence des messages américains. Les rendements souverains ont baissé après une correction liée aux anticipations de hausse des taux. Le pétrole reste au-dessus de 100 USD/baril, l’Iran poursuivant ses attaques. L’or est repassé au-dessus de 4 500 USD. Le dollar reste soutenu par la demande de valeur refuge. Les investisseurs se tournent vers les matières premières et les actifs défensifs.
Allocation
La question est de savoir si nous allons vers une désescalade ordonnée, un environnement de stagflation ou un scénario de récession. Les signaux contradictoires des États-Unis et les goulets d’étranglement de l’offre créent un contexte défavorable pour les actions, nous incitant à passer d’une position neutre à une sous-pondération.
Les prises de profits sont conservées en valeurs disponibles, offrant une flexibilité tactique. Les spreads de crédit corporate se sont élargis, renforçant notre position prudente. Les spreads high yield sont autour de 350 points de base ; nous surveillons le seuil de 400 points de base pour renforcer notre position.
Stratégie du portefeuille
En mars, des messages contradictoires en provenance des États-Unis ont alimenté la confusion autour des décisions géopolitiques, et les marchés ont réagi en conséquence. La fin du mois a été marquée par une volatilité extrême, exacerbée par l’escalade du conflit iranien. Le pétrole a dépassé les 110 USD/baril, déclenchant des craintes de stagflation. Le dollar est resté fort, tandis que les actions ont connu leur plus longue série de pertes depuis 2022. Les marchés obligataires ont inversé leur tendance, les participants mettant en garde contre une sous-évaluation des risques de ralentissement. Jerome Powell a apaisé les craintes de hausse des taux.