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Belfius Private Portfolio

La vision des gestionnaires

Chaque mois, les gestionnaires étudient les évolutions des marchés et vous expliquent volontiers les différentes stratégies appliquées dans les compartiments. Découvrez ci-dessous leur vision sur les tendances observées en juillet 2026.

Equities Global Infrastructure

Stratégie globale d’allocation d'actifs

  • Nous surpondérons légèrement les actions, en privilégiant les marchés émergents et le Japon, mais avons récemment ramené notre position sur les États-Unis à «Neutre».
  • Allocation régionale:
    • Neutre sur les États-Unis. Cette décision tactique reflète notre position neutre à l’égard du secteur technologique américain. L’absence de catalyseurs d’ici la fin de l’été (saison des résultats du deuxième trimestre) nous a conduits à dégrader ce secteur. En termes de capitalisation, les segments sensibles à la technologie représentent environ la moitié du marché américain.
    • Légère surpondération du Japon. Les initiatives gouvernementales favorables et la prudence relative de la BoJ offrent un contexte propice aux actifs risqués. De plus, ses leaders mondiaux dans les domaines de la robotique, de l’automatisation et des équipements industriels devraient permettre de capitaliser sur la prochaine hausse de la productivité induite par l’IA.
    • Neutre vis-à-vis de l’Europe. La région pourrait bénéficier d’une baisse des prix de l’énergie, mais la composition sectorielle est moins exposée aux thèmes en vogue. Les dépenses budgétaires montent en puissance en Allemagne.
    • Légère surpondération des marchés émergents. Une approche sélective s’impose, mais la forte exposition de la région au secteur technologique constitue un facteur favorable, bien que volatil. Les valorisations sont attractives, le PER à 12 mois de l’indice MSCI Emerging Markets affichant une décote significative par rapport au MSCI World.
  • Allocation factorielle et sectorielle:
    • Nous privilégions les thèmes qui bénéficient des cycles d’investissement en cours, liés à l’IA ou aux dépenses publiques.
    • Nous sommes optimistes à l’égard du secteur de la santé et restons exposés aux valeurs industrielles et aux moyennes capitalisations de l’UE et des États-Unis, protégées par des budgets expansionnistes et des perspectives de déréglementation.
  • Emprunts d’État:
    • Nous avons une position longue de duration sur les obligations européennes «core». La guerre en Iran a entraîné un ajustement des marchés, le choc énergétique faisant grimper les anticipations d’inflation. Par rapport à janvier, le marché a changé son fusil d’épaule et anticipe désormais – de manière sans doute excessive – des hausses de taux. Nous privilégions les obligations souveraines «core» notées AAA, qui bénéficient de la crédibilité budgétaire et de celle de leur banque centrale.
    • Nous sommes légèrement vendeurs de bons du Trésor américain. La vigueur de la croissance et des dépenses d’investissement dans l’IA, la montée de l’inflation et les inquiétudes liées au déficit exercent une pression à la hausse sur les taux américains.
  • Crédit:
    • L’élargissement des spreads du segment investment grade européen a été bien trop limité pour offrir des opportunités en termes de valorisation, alors que les incertitudes macroéconomiques restent élevées. Les fondamentaux demeurent solides, mais leur sensibilité à la hausse des taux justifie un positionnement neutre. Pour l’heure, nous renonçons à surpondérer le segment et privilégions une approche sélective.
    • Nous sommes neutres vis-à-vis des titres investment grade, tant aux États-Unis qu’en Europe. Les indicateurs techniques dans le haut rendement se détériorent sur fond de sorties de capitaux et d’offre en hausse. Au sein du segment, nous restons neutres sur l’Europe et négatifs sur les États-Unis.
    • Nous sommes positifs sur la dette émergente, notamment en devise locale, car la tendance au resserrement des spreads se confirme et de nouvelles compressions sont envisageables. Par ailleurs, les devises émergentes semblent les mieux placées pour tirer parti d’un nouvel affaiblissement du dollar. Enfin, le rendement à l’échéance actuel (7%) offre un portage attractif pour cette diversification génératrice de revenus.
  • Actifs alternatifs:
    • Nous restons optimistes sur l’or à long terme.
    • Nous détenons des positions dans des métaux précieux et stratégiques, des actifs alternatifs et des stratégies «market-neutral», à des fins de stabilité et de diversification du portefeuille.
  • Devises:
    • Le régime actuel des marchés favorise les devises liées aux matières premières – notamment les métaux précieux et le pétrole. Nous maintenons donc nos positions longues sur le dollar australien et la couronne norvégienne.
    • L’amélioration potentielle des relations entre la Hongrie et l’UE pourrait déboucher sur des politiques plus stables et une réduction significative des risques pour les investisseurs étrangers, ce qui nous incite à conserver une position longue sur le forint hongrois.
    • Le dollar reste plutôt sous-pondéré, mais cette sous-pondération a été sensiblement réduite en raison du contexte géopolitique.
    • Nous avons également une position longue sur le yen.

Stratégie du portefeuille

La performance du portefeuille pour le trimestre se terminant en juin 2026 a été de +1,42%, contre un rendement de référence de +2,14%, mesuré par l'indice IPC G7 de l'OCDE majoré de 5,5% par an, et un rendement de l'indice de référence de +2,03%, mesuré par l'indice FTSE Developed Core Infrastructure 50/50 Net Tax Total Return en USD.

Les marchés actions mondiaux ont clôturé le trimestre de juin en force, la confiance des investisseurs s'étant améliorée suite à la désescalade des tensions au Moyen-Orient et aux signes continus de la résilience de l'économie mondiale malgré des taux d'intérêt élevés. L'apaisement des inquiétudes concernant le détroit d'Ormuz a supprimé une prime de risque géopolitique significative sur les marchés de l'énergie, les prix du pétrole ayant fortement reculé après leur forte hausse en début de trimestre. Les anticipations d'un assouplissement monétaire imminent ont été repoussées, l'inflation restant obstinément supérieure aux objectifs des banques centrales et l'activité économique se révélant plus résiliente que prévu. En conséquence, les rendements des obligations d'État ont progressé au cours du trimestre, avant de se replier par rapport à leurs sommets de fin de trimestre, atténuant ainsi la pression sur les secteurs sensibles aux taux d'intérêt. Dans ce contexte, le secteur des infrastructures essentielles a affiché de bonnes performances. Le transport ferroviaire nord-américain (+12%) a été le principal moteur de cette croissance, notamment grâce à la Canadien Nationale (+19%) et à CSX (+16%). Le secteur a bénéficié d'une amélioration du climat des affaires concernant les volumes de fret, les investisseurs misant de plus en plus sur un effet de levier opérationnel renforcé et une expansion des marges, au-delà des incertitudes macroéconomiques à court terme, avec la normalisation de la demande. Ailleurs, le secteur des transports européens a progressé de 9%, tiré par l'opérateur autoroutier grec GEK Terna (+31%), qui a publié d'excellents résultats pour l'exercice 2025 et souligné la dynamique soutenue des investissements dans les infrastructures en Grèce.

À la baisse, le secteur des tours de téléphonie mobile a reculé à l'échelle mondiale, notamment sous l'impulsion de Crown Castle (-6%) aux États-Unis et de Cellnex (-6%) en Europe. Ce repli s'explique par la réévaluation des perspectives de taux d'intérêt par les investisseurs, qui anticipent un maintien prolongé de ces taux élevés, pesant sur les actifs d'infrastructure à long terme malgré la résilience des performances opérationnelles sous-jacentes. Les entreprises de services publics britanniques ont également effacé une partie de leurs gains importants du premier trimestre, enregistrant une baisse de 3%, Pennon (-12%) et SSE (-6%) affichant les plus fortes baisses. La hausse des rendements des obligations d'État britanniques et les prises de bénéfices suite aux solides performances du secteur au premier trimestre ont pesé sur le moral des investisseurs.

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