Stratégie du portefeuille
Les marchés mondiaux se sont stabilisés la semaine dernière, les actions bénéficiant des signes d’apaisement au Moyen-Orient. Conjugué aux signaux positifs de la saison des résultats du premier trimestre, ce contexte a fait baisser les cours du pétrole et apaisé les craintes immédiates de stagflation qui bridaient l’appétit pour le risque. Les réunions du FMI ont néanmoins confirmé que les perturbations des flux énergétiques et commerciaux liées à la guerre menaçaient toujours la croissance et l’inflation.
Nous conservons une position tactiquement neutre sur les actions. La trêve en cours constitue un premier pas encourageant, qui ramène le calme sur les marchés et ouvre la voie aux initiatives diplomatiques. Nous restons prêts à agir rapidement dans l’un ou l’autre scénario: une confirmation de la détente ou une reprise du conflit. Tout en donnant une chance à la paix, nous préférons rester neutres, car l’issue des négociations est de facto binaire. Sur les marchés obligataires, nous sommes neutres sur la duration du coeur européen et sur les obligations mondiales en général. Enfin, nous restons neutres vis-à-vis de la dette émergente, en devises fortes comme en devises locales.
Commentaire sur la partie action
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Neutralité tactique: alors qu’un cessez-le-feu a permis d’entamer des négociations, les marchés sont quelque peu soulagés. Dans ce contexte, nous conservons tactiquement un positionnement neutre sur les actions.
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Suivi attentif de la situation au Moyen-Orient. Nous sommes prêts à revenir vers les actifs risqués en cas de réouverture du détroit d’Ormuz, de stabilisation des cours du pétrole autour de 80-85 dollars le baril et d’atténuation des pressions sur les taux d’intérêt. L’histoire nous enseigne que les replis géopolitiques sont de courte durée, à moins qu’ils ne se transforment en chocs macroéconomiques durables.
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Contexte macroéconomique favorable avant le début de la guerre en Iran. Les conditions macroéconomiques sont restées favorables jusqu’à début mars, mais ne constituent plus le principal moteur du marché. La croissance américaine repose toujours sur la demande intérieure privée, les investissements – notamment dans le domaine de l’IA – jouant un rôle plus important que la consommation.
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Retour aux fondamentaux. Les marchés se concentrent à nouveau sur la croissance des bénéfices, la saison des résultats du premier trimestre s’annonçant bien grâce à des prévisions de bénéfices revues à la hausse, notamment dans les secteurs de la technologie, de l’énergie et des matières premières.
Commentaire sur la partie obligataire
Sur les marchés obligataires, nous sommes neutres sur la duration du coeur européen et sur les obligations mondiales en général. Enfin, nous restons neutres vis-à-vis de la dette émergente, en devises fortes comme en devises locales.