Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine préoccupent le monde depuis près de 2 ans déjà, ce qui explique le recul de la croissance et du commerce mondial. Ces derniers mois, le ton s’est durci, ce qui influence également les investissements dans les pays émergents

Néanmoins, nous restons convaincus que les pays émergents méritent une place dans votre portefeuille, car ceux-ci possèdent encore de nombreux atouts:

  • la croissance des pays émergents reste supérieure à celle des pays développés
  • leur importance dans l’économie mondiale et sur les marchés financiers augmente fortement
  • la classe moyenne se développe fortement et la consommation domestique augmente
  • les pays émergents dépendent désormais moins des exportations
  • ils ont tiré les leçons des crises précédentes
  • leur endettement est sous contrôle

Vous pouvez continuer à investir dans les actions des pays émergents


En juillet, nous avions abaissé notre conseil d’«acheter» à «garder». Pourquoi?

  • les tensions commerciales s’intensifient, ce qui a un impact négatif sur les bourses asiatiques.
  • le programme de stimulation de la Chine semble avoir moins d’effet que prévu.

Notre portefeuille de référence compte 16% d’actions des pays émergents. Si vous n’avez pas encore de positions, vous pouvez toujours en prendre, mais plutôt progressivement par le biais d’un plan d’investissement régulier (Flex Invest Plan). Vous échelonnez ainsi vos achats.

Optez pour un fonds bien diversifié qui investit dans toutes les régions. D’après Jan Boudewijns, gestionnaire d’un fonds Emerging Markets chez Candriam, les pays émergents ne constituent pas un groupe homogène. Il constate toujours plus de différences entre eux. Il n’est pas facile d’en faire un ensemble uniforme, il convient donc de confier la gestion aux spécialistes. On assiste également à un glissement de secteur. Auparavant, de nombreux pays émergents dépendaient des exportations de matières premières (pétrole, minerai de fer, soja…). Ce n’est plus le cas aujourd’hui. De plus, le secteur technologique est à présent beaucoup plus important.

Vous pouvez acheter des obligations des pays émergents en USD


Le conseil pour les obligations des pays émergents reste «acheter». Veillez à limiter la pondération à 15 à 20% de la poche obligataire. Nous avons cependant une légère préférence pour les obligations des pays émergents en USD. Le conflit commercial peut peser sur les devises locales et le dollar reste une valeur refuge en période d’incertitude.


Le rendement moyen des obligations des pays émergents en USD avoisine actuellement les 5,4%, un niveau bien supérieur au taux des pays développés. Le risque réside dès lors dans la qualité de l’émetteur. Ce sont surtout les marchés dits «frontière», c’est-à-dire moins matures que les grands marchés émergents, qui émettent des obligations en monnaie forte. Ces pays, souvent en Afrique, commencent leur développement économique et trouvent trop peu d’investisseurs pour collecter de l’argent dans leur propre devise. D’autres pays émergents plus développés, comme le Brésil, le Mexique ou la Turquie, parviennent à se financer à meilleur coût en dollar. Notre conseil: n’hésitez pas à en confier la gestion aux spécialistes et travailler avec un fonds.



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