• Comparée à une obligation d’État belge à 5 ans, l’obligation d’État norvégienne offre un rendement supplémentaire de 1,7%
  • La Norvège a un rating AAA (qualité irréprochable)
  • Le pays connaît une forte croissance économique
  • Des hausses de taux supplémentaires sont possibles en 2019

Économie stable


Les fondamentaux de l’économie norvégienne sont sains et stables. Le pays n’est pratiquement pas endetté et enregistre un excédent budgétaire depuis des années. Pas étonnant que la Norvège obtienne un rating AAA incontesté auprès de tous les bureaux qui évaluent la solvabilité.


Elle doit sa richesse à la présence de gaz et de pétrole. Les revenus qui en découlent sont investis par le gouvernement de manière intelligente depuis les années ‘90. La Norvège possède ainsi la plus grande société d’investissement d’État au monde. Une tirelire de pas moins de 9 milliards de couronnes norvégiennes (NOK) ou environ 923 millions d’euros.


En 2017, le secteur pétrolier représentait

  • 14% de tous les biens et services produits en Norvège (le PIB)
  • 43,2% des exportations totales de la Norvège

Néanmoins, les Norvégiens veulent diversifier davantage leur économie et misent aussi sur les sources d’énergie renouvelable. Début avril, le gouvernement a décidé de ne pas autoriser l’exploitation de nouveaux gisements de pétrole autour de l’archipel des Lofoten au nord de la Norvège. C’est un exercice d’équilibre difficile entre une politique climatique ambitieuse et la poursuite de l’exploitation de carburants fossiles.


Qu’en est-il de la couronne norvégienne?


Ces 5 dernières années, la couronne norvégienne a perdu quelque 20% face à l’euro, entre autres en raison de la chute du prix du pétrole. Depuis le début 2016, le prix du pétrole s’est redressé et la NOK a d’abord augmenté avant de perdre de nouveau du terrain à partir de février 2017. La tendance s’est inversée début 2019 et la couronne norvégienne a gagné 1,5% par rapport à l’euro.

Compte tenu de l’amélioration des perspectives économiques, la Banque centrale a déjà majoré le taux une première fois en septembre 2018, puis une deuxième fois en mars. Des hausses de taux supplémentaires – sans doute en juin et/ou septembre – sont encore possibles car:

  • l’inflation dépasse toujours l’objectif de 2% (2,9% en avril)
  • l’industrie tourne à plein rendement et de nouveaux investissements sont nécessaires
  • le chômage est très bas

La hausse de taux et la solidité de l’économie soutiennent la couronne norvégienne. En revanche, l’euro connaît quelques soucis (Brexit, endettement de l’Italie) et la Banque centrale européenne n’envisage pas encore d’augmenter le taux. C’est la raison pour laquelle un portefeuille obligataire bien diversifié ne peut pas faire l’impasse sur les obligations en couronne norvégienne (limitez le poids à 10%).


La couronne norvégienne suit généralement le prix du pétrole



 
 

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