Si vous avez investi ces dernières années en bons de caisse ou obligations d’État belges, vous n’avez perçu qu’un très faible coupon. Et depuis 2016, le taux d’intérêt belge est même souvent négatif (voir graphique). Autrement dit, vous payez pour prêter de l’argent à l’État belge. Pas étonnant que bon nombre d’investisseurs se tournent vers d'autres devises. Depuis plusieurs années, nous proposons des investissements en dollar australien et néo-zélandais. Assortis d’un coupon plus élevé, ils impliquent aussi un risque de change.

Dollar australien (AUD): tendance à la baisse


Si vous avez investi en AUD il y a 5 ans, vous avez vu la devise chuter de plus de 10% par rapport à l’euro. Une perte compensée par le taux d’intérêt plus élevé, qui dépassait alors de 2 à 2,50% par an le taux d’un investissement comparable en euro. Si certaines de vos positions en AUD arrivent à échéance, nous vous recommandons de les réinvestir.


Atouts de l’Australie:


  • notation AAA, faible dette publique (40,7% du produit intérieur brut (PIB) en décembre 2018) et un secteur bancaire sain et rentable
  • situation stratégique, riche en matières premières (secteur minier), proximité de la Chine comme partenaire commercial important
  • depuis 30 ans, une croissance quasiment ininterrompue (2019: recul de la croissance lié au ralentissement mondial de la conjoncture)
  • avantage de taux: environ 1,5%

À court terme, la devise pourrait subir une certaine pression, parce que la banque centrale prévoit de nouvelles baisses de taux. Mais compte tenu de l’affaiblissement de l'économie dans la zone euro et de la nouvelle baisse de taux par la Banque centrale européenne, l’AUD ne devrait selon nous pas perdre beaucoup de terrain. De plus, une relance des prix des matières premières et une solution au conflit commercial pourraient éventuellement soutenir le cours.

Dollar néo-zélandais (NZD): beaucoup de fluctuations


Ces 5 dernières années, la devise a fluctué dans une large fourchette de 1,40 à 1,80 NZD/EUR, avec une tendance baissière. Ici aussi, la perte de valeur a est compensée par le taux d’intérêt plus élevé, qui dépassait alors d’environ 2,50% par an le taux d’un investissement comparable en euro. Si certaines de vos positions en NZD arrivent à échéance, nous vous recommandons de les réinvestir. Limitez la pondération à maximum 5% d’un portefeuille (obligataire) bien diversifié.


Atouts de la Nouvelle-Zélande:


  • notation AAA chez Moody’s et AA chez S&P, très faible dette publique (seulement 19,9% du PIB en décembre 2018)
  • solides relations commerciales avec la Chine, l’Australie et les États-Unis
  • chômage toujours proche du niveau le plus bas depuis la grande crise financière (3,9%)
  • avantage de taux: environ 1,5%

La Banque centrale de Nouvelle-Zélande a récemment diminué le taux plus que prévu. Une intervention qu’elle justifie par la situation internationale et la tendance mondiale à la baisse des taux. De nouvelles baisses de taux sont encore possibles.


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