La crise du Covid-19 exige des mesures exceptionnelles

12/10/2020 - Votre podcast économique – épisode 15


Tout ce que vous devez savoir sur les élections américaines
Les élections présidentielles américaines approchent. Que promettent Trump et Biden? Et si Trump perdait et contestait les résultats, comme il le dit? Et qu'est-ce que tout cela signifie pour vos investissements? Découvrez les réponses et bien plus encore.


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Impact de la crise du Covid-19 sur l’économie belge

La crise du Covid-19 entraîne une claque sans précédent pour l’économie. Les conséquences s’en feront encore sentir durant de nombreuses années. Néanmoins, le pire est derrière nous, et les mesures de relance ciblées devraient aider notre économie à retrouver le chemin vers la croissance. Regardez la suite dans notre vidéo.
Vous le savez bien sûr déjà: nous vivons une année mouvementée. La crise liée au coronavirus a eu et continue d’avoir d’énormes répercutions. Sur notre quotidien, mais aussi sur les marchés financiers.

Lorsqu’il est devenu évident, en février, que le Covid-19 deviendrait un problème mondial aux conséquences considérables, les Bourses se sont effondrées comme jamais auparavant. Du jamais vu! Tout d’abord, parce que les marchés boursiers mondiaux ont chuté de 30 à 40% en moins d’un mois. Ensuite, parce que la reprise n’a jamais été aussi rapide. À ce jour, nous pouvons donc subdiviser l’impact de la crise liée au coronavirus sur les marchés financiers en 3 phases: la panique, la reprise et la différenciation.


De la panique à la reprise


En février et en mars, les investisseurs se sont détournés des actions au profit de valeurs refuges comme les liquidités, les obligations d’État et l’or. L’économie s’est, pour ainsi dire, arrêtée.

Pour éviter un nouveau krach, les gouvernements et les banques centrales sont intervenus de manière radicale. Les gouvernements ont, pour leur part, opté pour des dépenses massives (primes et chômage technique), afin de préserver la consommation et éviter les faillites. Les banques centrales sont, quant à elles, restées fidèles à la recette de la crise précédente: «l’assouplissement quantitatif» (quantitative easing), qui consiste à injecter des liquidités supplémentaires sur le marché par l'achat massif d’obligations. En conséquence, les taux d'intérêt à long terme ont fortement baissé:

  • aux États-Unis, le taux à 10 ans a reculé de 1,8% début 2020 pour s’établir à 0,7%.
  • en Allemagne, le taux à 10 ans est même négatif (-0,50%).

La baisse des taux d'intérêt a favorisé une forte reprise des marchés boursiers et leur a insufflé une nouvelle bouffée d’oxygène durant les mois d’été. En conséquence,

  • des résultats d’exploitation dépassant les prévisions
  • des signaux encourageants de la Chine
  • un espoir d'un vaccin

La différenciation


Toutefois, on constate de plus en plus que la reprise n'est pas uniformément répartie. Alors que les valeurs technologiques ont enregistré d’excellents résultats, les secteurs bancaire, énergétique, aéronautique et automobile connaissent des difficultés beaucoup plus grandes. Les Bourses américaines comptent donc bien plus d’entreprises «gagnantes» que leurs homologues européennes, ce qui explique pourquoi le S&P 500 et certainement le Nasdaq 100 (qui déterminent en grande partie la valeur des entreprises technologiques phares) ont déjà atteint de nouveaux sommets, alors que les marchés européens continuent d’afficher un recul de 11%.


Que nous réserve la fin de l'année?


4 indicateurs orienteront le marché dans un sens ou dans l'autre.


1. L'économie

Il n'est pas rare que les marchés financiers soient en avance sur l’économie. Toutefois, il est important que les performances économiques suivent à moyen terme. Depuis le mois de mai, les chiffres économiques nous surprennent agréablement. Si une reprise en V semblait se pointer à l’horizon, une nouvelle rechute est à craindre d’ici la fin de l’année, surtout en cas de résurgence du virus. Pour une reprise économique durable, il faudra attendre un vaccin.

2. Le vaccin

Un vaccin semble être la seule issue. Certains vaccins-candidats sont en phase finale de développement. Et pourtant, il faudra sans doute patienter plusieurs mois encore pour qu’ils soient accessibles au grand public.

3. Les élections américaines

Si le président Trump remporte les élections, les entreprises américaines pourraient bien continuer à bénéficier de faibles taux d’imposition – ce qui ne serait pas pour déplaire aux investisseurs. D’un autre côté, la victoire de Joe Biden pourrait apaiser les tensions entre la Chine et l'Amérique du Sud.

L’autre risque, c’est que le désaccord possible sur la procédure de vote reporte la date d’annonce du nom du nouveau président. Cette incertitude pourrait rendre les marchés financiers particulièrement nerveux.


4. Les taux d'intérêt

Comme vous le savez, les taux d'intérêt réels sont très bas, tant aux États-Unis qu'en Europe. Jerome Powell, président de la banque centrale américaine, a récemment déclaré que les taux resteront bas encore très longtemps, ce qui rend les actions plus attrayantes. Cependant, plusieurs analystes mettent en garde contre une hausse de l’inflation, et donc des taux d'intérêt. Un scénario auquel Belfius Research ne croit pas. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’inflation, nous vous invitons à écouter notre podcast du 11 septembre.


Notre stratégie d'investissement


Si les 4 points ci-dessus montrent clairement que les prochains mois seront encore placés sous le signe de l'incertitude, tout n'est pas négatif pour autant... Les taux d'intérêt sont très bas, de nombreux plans de relance ont été annoncés, l'activité des entreprises reprend doucement et l'économie chinoise continue de se redresser.

Notre leitmotiv? Une stratégie composée d’obligations et d’actions à parts égales. Nous optons pour des obligations structurées avec nos convictions sur le long terme comme indices sous-jacents. Sans oublier les obligations de pays émergents et celles émises en couronne norvégienne.

Nous ne modifions pas non plus nos convictions sur les actions:

  • Nous continuons à répartir nos investissements dans le temps.
  • Nous continuons à privilégier les secteurs technologique, des soins de santé, ainsi que les entreprises qui s’engagent en faveur du climat et de l’égalité des genres.
  • Nous investissons beaucoup dans des entreprises européennes de qualité et innovantes (45%), ainsi que dans des actions de pays émergents et des actions chinoises, lesquelles sont indispensables dans un portefeuille d’actions bien diversifié.

Belfius veut de plus en plus investir sur la base de convictions d’engagement sociétal. Une approche qui profite à toute la société, mais aussi à vous en tant que client.

Il est scientifiquement prouvé qu’il est illusoire de déterminer le meilleur moment pour investir en bourse (market timing). Appliquez nos convictions à votre portefeuille en étalant vos achats dans le temps. Votre conseiller financier personnel se fera un plaisir de vous guider. Il dispose des connaissances et des outils nécessaires pour vous aider à atteindre vos objectifs d'investissement.


Découvrez ici toutes nos convictions


Ce document, rédigé et distribué par Belfius Banque, reflète le point de vue de Belfius Banque sur les marchés financiers. Il ne contient pas de conseils ou de recommandations personnalisés en matière d'investissement ni de recherches indépendantes en matière d’investissements. Si vous souhaitez un conseil personnalisé en matière d'investissement, vous pouvez contacter votre conseiller financier (dans les circonstances actuelles, par téléphone ou par mail). Il se fera un plaisir de discuter avec vous des conséquences possibles de cette vision sur votre portefeuille d'investissement personnel.

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