La crise du Covid-19 exige des mesures exceptionnelles

29 avril 2020

Votre podcast économique: épisode 6!

Quel est l'impact du Covid-19 sur les entreprises belges? Quelles sont les technologies à surveiller? Contre qui Trump mène-t-il une guerre verbale cette fois-ci, et pourquoi? Découvrez les réponses, notre stratégie et bien plus encore dans le dernier podcast Belfius Insights! Ecoutez ce podcast sur Spotify ou Apple podcasts, et n’oubliez pas de vous abonner pour ne rater aucun épisode!

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Le bout du tunnel est-il en vue?


Les dégâts provoqués par la pandémie Covid-19 engendrent une crise économique sans précédent. Un peu partout, les prévisions de croissance sont systématiquement revues à la baisse et tablent sur une contraction de la croissance ou une récession de -5 à -10%. Le taux de chômage explose aux USA, les entreprises souffrent du confinement de la moitié de la planète et le prix du pétrole est en chute libre, faute de demande.


Or, entre le 23 mars et le 30 avril, les principales bourses mondiales ont fortement progressé, compensant en grande partie les chutes vertigineuses que nous avons connues depuis février. Par exemple, le S&P500, principal indice boursier américain, a gagné 30% et l’Eurostoxx50 a gagné de 18%. Les marchés émergents ont pour leur part rebondi de l’ordre de 22%.


Les marchés boursiers ont-ils d’ores et déjà anticipé le redémarrage de l’économie et la fin de la pandémie? Il est probablement trop tôt pour le dire. De nombreuses questions restent pour l’instant sans réponse: combien de temps durera encore cette crise, y aura-t-il une seconde vague de contaminations, comment s’organisera le déconfinement, quelles seront les conséquences économiques en bout de course…? Et dans ces conditions, est-ce le bon moment pour investir?


Nos convictions


Nous pensons que la reprise sera lente et longue. À l’heure actuelle, nous restons donc prudents. Des opportunités d’investissement se dégagent, mais le contexte général reste tendu et de nouvelles secousses restent probables dans les prochaines semaines.


Un portefeuille bien équilibré reste donc notre principale recommandation: actions et obligations à parts égales, afin de profiter du potentiel effet rebond des marchés (actions) tout en conservant suffisamment de sécurité (obligations). Nous privilégions dans les produits mixtes l’approche durable. Nous conseillons toujours d’investir de façon étalée dans le temps.


Les États-Unis sont actuellement en pleine tempête Covid-19. Le pays est désormais celui qui enregistre le plus grand nombre de décès. Cette crise pèsera probablement très fort sur les prochaines élections américaines, qui mettront la pression sur le président Trump pour une levée (trop?) rapide des mesures de déconfinement. Au niveau boursier, les actions américaines sont chères alors que débute la période de publication des résultats des entreprises. Certains secteurs devraient être fortement ébranlés, comme le secteur pétrolier (le cours du baril est en chute libre, surtout aux USA) ou le secteur de la consommation discrétionnaire (voyage, voitures…). D’autres secteurs devraient néanmoins tirer leur épingle du jeu, comme les soins de santé et la technologie, deux de nos convictions à long terme. Vous pouvez investir jusqu'à 40% de votre portefeuille d'actions dans des titres américains.

Au niveau européen, la sortie de crise se profile à l’horizon. Le pic de la pandémie semble en effet passé, eu égard au nombre de nouvelles contaminations, en baisse régulière. Les diverses mesures de soutien, émanant tant de la Banque centrale européenne, de l’Union européenne que de chaque pays membre devraient aider l'économie et les entreprises à redémarrer. Toutefois, le PIB de la zone Euro devrait chuter de 9,5% en 2020, et rebondira de +3,5% en 2021, selon Belfius Research. Les valorisations boursières sont actuellement meilleur marché que les américaines. Nous nous intéressons surtout aux actions européennes de qualité et suggérons d’investir environ 40% de votre portefeuille d’actions en Europe.


Les pays émergents, l’une de nos convictions à long terme, rencontrent des fortunes diverses. La Chine redémarre progressivement son économie alors d’autres sont actuellement frappés de plein fouet par la pandémie (Amérique du Sud, Afrique, Inde…). Fortement dépendants du commerce international, les pays émergents sont de plus victimes de l’arrêt forcé des principales économies mondiales. En outre, les pays exportateurs de pétrole souffrent de la forte baisse des prix du baril. Les évaluations restent intéressantes, mais l'incertitude quant à la durée de la pandémie nous incite à être plus prudents à l'égard de ces pays. Les fonds qui investissent exclusivement dans des entreprises chinoises gardent notre préférence. Vous pouvez investir maximum 15% de votre portefeuille d'actions dans des actions émergentes. Réfléchissez à un plan d'investissement régulier pour répartir vos achats dans le temps.


Dans la partie obligataire, les pays émergents sont également à envisager. Nous optons pour des obligations d'État en monnaie locale, avec une préférence pour les pays qui sont «investment grade», c'est-à-dire de bonne qualité. Nous évitons les obligations émergentes en dollar.


Il s'agit souvent de petits pays qui ne sont pas en mesure de lever des fonds dans leur monnaie locale en raison de leur faible solvabilité (rendement élevé). Suite à la crise actuelle et à la cherté du dollar, certains de ces pays pourraient avoir des difficultés à rembourser leur dette en dollars américains. Vous pouvez investir jusqu'à 15% de votre portefeuille d'obligations dans les pays émergents et songez à un plan d'investissement régulier. Par la suite, nous continuons à mettre en avant nos convictions à long terme. Outre les soins de santé et la technologie, la lutte contre le réchauffement climatique fait (une fois de plus) l'objet d'une attention accrue dans les médias et les publications financières, surtout lorsque le sujet traite des leçons à tirer de cette crise sanitaire. La question démographique fait également partie de nos convictions à long terme et répond aux défis liés au vieillissement, à la croissance démographique, aux soins de santé…


Enfin, nous mettons en avant plusieurs opportunités:

  • Les entreprises européennes innovantes offrent un avantage compétitif et ont, de plus, bien résisté à la crise actuelle
  • Les produits structurés à capital garanti à 90 ou 95%, liés aux soins de santé

Conclusions


Tant pour l’investisseur prudent que pour l’investisseur plus dynamique, nos suggestions restent inchangées. Pour l’investisseur prudent, nous recommandons d’attendre que les niveaux de volatilité actuels se stabilisent et privilégions les produits avec protection partielle ou totale du capital. Pour les investisseurs plus dynamiques ayant un horizon à long terme, nous recommandons de continuer à investir mais de façon étalée dans le temps. Sur le long terme, cette stratégie est payante. Votre conseiller financier est là pour vous aider au mieux.


Découvrez ici toutes nos convictions


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