Secteurs controversés
et sensibles



 

Engagement sociétal

Meaningful & Inspiring for the Belgian society. Together. Pour réaliser cet objectif, Belfius contribue à la transition vers une société et une économie durables. C’est dans ce but, de même que pour faire, aujourd’hui comme demain, fonction d’exemple, que Belfius resserre sa politique environnementale, sociétale et de gouvernance (ESG).

Concrètement, Belfius veut:

  • inciter les entreprises actives dans un certain nombre de secteurs à opter pour un modèle d’exploitation plus durable et tourné vers l’avenir;
  • éviter de soutenir (ou alors, à de strictes conditions) les activités non durables.

Belfius communique ouvertement à propos des entreprises qu’elle n’entend pas soutenir, et des raisons de cette politique. Dès lors, lorsqu’un client ou un investisseur initie une transaction qui implique une entreprise de ce type (ou envisage d’investir dans un tracker qui réplique un indice intégrant une entreprise de ce type), un avis exposant la politique de Belfius s’affiche, ce qui permet au client de décider en toute connaissance de cause. Si la transaction envisagée porte sur une entreprise ou un tracker que Belfius n’a pas encore analysé, le client en est informé également.


Pacte mondial des Nations Unies

Contresigné par Belfius, le Pacte mondial des Nations Unies est la convention internationale en matière d’entreprise durable qui prime toutes les autres. Il vise à inciter les entreprises à prendre leurs responsabilités sociétales, en s’engageant à intégrer et à promouvoir dix principes relatifs aux droits humains, aux normes internationales du travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption.

Belfius refuse a priori de soutenir les entreprises qui ne respectent pas ces principes fondamentaux.


Secteurs

Belfius a par ailleurs identifié un certain nombre de secteurs dont les activités ne peuvent pas, ou pas intégralement, être considérées comme durables. Belfius estime que c’est dans ces secteurs qu’elle peut avoir le plus d’influence, aussi bien en intensifiant son empreinte positive qu’en évitant, du moins autant que possible, de nuire à la société et à l’espèce humaine. C’est la raison pour laquelle sa politique d’investissement intègre des critères d’exclusion et/ou de restriction qui visent ces secteurs controversés spécifiquement.

Belfius ne soutient pas, ou ne soutient que moyennant des conditions strictes, les secteurs suivants:

 

  • Tabac

    Pourquoi?

    Le tabac tue plus de 8 millions de personnes par an dans le monde, ce qui représente 12% de la mortalité mondiale. Chaque minute, ce sont 15 personnes qui meurent victimes du tabac. Outre son coût humain, le coût économique (dépenses de santé et perte de productivité) du tabagisme est estimé à 1,4 trillion de dollars par an.

    Comment?

    • Belfius exclut de sa politique d’investissement les entreprises qui tirent des revenus de la production du tabac,
    • de même que celles dont 10% ou plus des revenus sont issus du négoce du tabac.
  • Jeux de hasard

    Pourquoi?

    Considérés comme une activité générant une intense dépendance, les jeux de hasard causent des dégâts sociaux, financiers et psychologiques très graves. En Europe, entre 0,5% et 3% de la population est victime d’une dépendance aux jeux de hasard. L’on constate de surcroît une forte corrélation entre cette addiction et les chiffres des suicides.

    Comment?

    Belfius exclut de sa politique d’investissement les entreprises privées qui tirent 10% ou plus de leurs revenus d’activités liées aux jeux de hasard.

  • Armement

    Pourquoi?

    Malgré leur incontestable utilité sur les plans du maintien de la paix et de la protection des populations par les forces armées officielles, les armes n’ont finalement d’autre but que de détruire ou de menacer des vies, ce qui est en contradiction avec les droits humains les plus fondamentaux.

    Comment?

    • Belfius exclut de sa politique d’investissement les entreprises actives dans le secteur des armes controversées ou non conventionnelles (armes à sous-munitions/mines anti-personnel, armes biologiques ou chimiques, munitions à uranium appauvri, armes nucléaires);
    • Belfius exclut de sa politique d’investissement également les entreprises dont plus de 10% des revenus proviennent d’activités liées aux armes conventionnelles (armes à feu portatives et armes légères, bombes et missiles non nucléaires, grenades, etc.).
  • Extraction de pétrole et de gaz non conventionnels et extraction de charbon

    Pourquoi?

    L’extraction de pétrole et de gaz non conventionnels et l’extraction de charbon font peser des risques inacceptables sur l’environnement, le climat et la société. L’investissement dans ces industries retarde l’investissement dans les sources d’énergie transitoires et renouvelables, une démarche pourtant indispensable à la réalisation des objectifs européens en matière de neutralité climatique.

    Comment?

    Belfius exclut de sa politique d’investissement les entreprises qui tirent 10% ou plus de leurs revenus de l’extraction du charbon thermique ou du pétrole et du gaz non conventionnels (gaz de schiste, terres rares, forages dans l’Arctique), de même que celles qui projettent de s’étendre dans ces secteurs d’activité.

  • Extraction de pétrole et de gaz conventionnels

    Pourquoi?

    Les produits du pétrole et du gaz conventionnels sont indispensables à la transition vers une économie pauvre en carbone. D’après Belfius néanmoins, pour pouvoir faire partie d’un portefeuille socialement responsable, les entreprises actives dans ce secteur doivent réduire leurs émissions énergétiques conformément aux objectifs climatiques internationaux et passer, du moins partiellement, à la production d’énergies renouvelables.

    Comment?

    Belfius ne soutient aucune entreprise active dans l’extraction de pétrole ou de gaz conventionnels dont les revenus issus du gaz naturel ou de sources d’énergie renouvelables sont inférieurs à 40% de ses revenus totaux.

  • Production d’électricité

    Pourquoi?

    Belfius impose aux entreprises actives dans la production d’électricité des critères clairs, garants de la transition vers les sources d’énergie renouvelables et de surcroît conformes aux objectifs de l’accord de Paris sur le climat.

    Comment?

    Belfius applique des critères spécifiques, qui mettent l’accent sur le bouquet énergétique et la transition. Belfius s’assure que ces entreprises ne produisent pas plus de CO² (exprimé en gCO²/kWh) que ce que recommande l’accord de Paris sur le climat.

    Si ce chiffre n’est pas disponible, Belfius applique un critère d’exclusion basé sur la part que représentent le charbon (maximum 10%) et/ou le pétrole et le gaz (maximum 30%) dans la production totale de l’entreprise considérée.

  • Matières premières agricoles

    Pourquoi?

    La spéculation sur la volatilité des cours des matières premières alimentaires de base provoque une instabilité et propulse les prix mondiaux des denrées à la hausse, ce qui aggrave la famine et la pauvreté de millions de personnes.

    Comment?

    Belfius ne participe pas au négoce de matières premières agricoles, lorsque ce négoce consiste à spéculer sur les prix des denrées alimentaires. Belfius s’abstient, dans le cadre de sa politique d’investissement, de commercialiser activement des produits qui investissent dans des produits dérivés de matières premières agricoles ou alimentaires victimes d’une spéculation dommageable.

  • Industrie minière

    Pourquoi?

    L’industrie minière peut avoir des conséquences irréversibles sur l’environnement et la population locale; elle peut notamment être à l’origine d’atteintes graves aux droits humains et de dégâts définitifs à la nature.

    Comment?

    Belfius exclut de sa politique d’investissement les entreprises du secteur minier qui ne respectent pas les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, et qui sont dépourvues de toute politique visant à contrôler et à alléger leur empreinte sur l’environnement.

  • Huile de palme

    Pourquoi?

    Si l’on n’y prend garde, l’huile de palme est une cause importante de destruction de plusieurs des forêts du monde où règne la plus grande biodiversité, ce qui détruit davantage encore l’habitat d’une faune d’ores et déjà en danger. Le processus de production de l’huile de palme libère d’énormes quantités de gaz à effet de serre, dont 61% proviennent du carbone stocké dans les forêts que remplacent les plantations d’huile de palme. Cette activité est de surcroît étroitement associée au travail des enfants et à la corruption.

    Comment?

    Belfius exclut de sa politique d’investissement les entreprises qui ne respectent pas les principes de la Table ronde sur l’huile de palme durable.

  • Soja

    Pourquoi?

    Lorsqu’elle ne s’entoure pas des précautions nécessaires, l’industrie du soja participe largement au processus de déboisement mondial et chasse petits agriculteurs et populations locales.

    Comment?

    Belfius encourage le développement d’un processus de production et d’achat de soja responsable, en ne soutenant que les seuls acteurs qui se plient aux principes de la Table ronde pour un soja responsable.


Gouvernements controversés

Belfius exclut de sa politique d’investissement tout investissement direct dans les obligations émises par les États qui ne satisfont pas à une série de critères ou qui présentent certains risques. Les gouvernements, organismes publics et entreprises d’État de pays rejetés par la Belfius Country Watchlist (BCWL) sont exclus du financement. Figurent sur la BCWL, les États visés par des sanctions internationales, les pays qui ne respectent pas le Pacte mondial des Nations unies et les États où les risques de blanchiment de fonds, de financement du terrorisme ou de violation d’embargos sont plus élevés qu’ailleurs.