1. Décembre 2025
Forte activité chez les Banquiers Centraux
La Réserve fédérale (Fed) a abaissé son taux directeur de 25 points de base, à une fourchette de 3,50%–3,75%, son plus bas niveau depuis trois ans, alors que l’inflation à 2.8% reste au-dessus de l’objectif de 2%. Cette décision a été motivée par des risques croissants sur le marché du travail. En effet, le chômage affiche depuis plusieurs mois une légère tendance à la hausse et les nouvelles embauches ralentissent.
En Europe, la Banque Centrale Européenne (BCE) reste prudence en maintenant son taux directeur à 2%. La BCE a relevé ses prévisions de croissance pour 2025 à 1,4% et table sur une croissance robuste en 2026, portée par le plan d’investissement allemand et le réarmement de l’Europe.
Outre-Manche, la Bank of England a réduit son taux directeur de 25 points de base, à 3,75%. Cette décision s’explique par une inflation en recul plus rapide que prévu et par des inquiétudes sur la croissance.
Et pour finir, au Japon, la banque centrale a relevé son taux directeur de 0,5% à 0,75%, un niveau inédit depuis les années 1990. Avec une inflation à 3% au-dessus de la cible de 2%, un marché du travail tendu et des bénéfices d’entreprises solides, ce mouvement marque un changement fondamental dans la politique monétaire japonaise: l’ère de la déflation et des taux ultra-bas est révolue.
Exportations chinoises à un niveau record
La Chine est devenue le premier pays à enregistrer un excédent commercial de 1000 milliards de dollars. Bien que les exportations vers les États-Unis aient fortement diminué suite à l’instauration de droits de douane par Trump, la Chine a redirigé ses exportations vers l’Asie du Sud-Est et l’Europe. Derrière ce record, l’économie intérieure reste sous pression avec une consommation faible et un secteur immobilier en difficulté. Le pays s’appuie donc essentiellement sur les exportations pour soutenir son activité économique.
Rallye pour les métaux précieux
En décembre, les métaux précieux ont enchainé des records historiques, signant leur meilleure année depuis 1979.
L’or a été porté par les achats massifs des banques centrales, notamment en Russie et en Chine, cherchant à diversifier leurs réserves hors du dollar américain. Les investisseurs particuliers ont suivi le mouvement, avec six mois consécutifs de flux positifs dans les ETF aurifères.
L’argent, soutenu par une forte demande industrielle et des stocks réduits, a connu des variations marquées en fin d’année. Quant au cuivre, il a bondi vers un sommet inédit, soutenu par son rôle clé dans les énergies renouvelables et par une production attendue limitée.
2. Stratégie d’allocation actions
En décembre, Belfius Asset Management a conservé son approche constructive sur les actions, notamment sur les marchés émergents, européens et également sur le secteur des technologies de l’information aux Etats-Unis.
Parallèlement, Belfius Asset Management continue de miser sur les valeurs financières, la santé et les petites capitalisations européennes. Cette combinaison, entre secteurs de croissance et secteurs de valeur illustre une stratégie dite Barbell.
Enfin, dans le cadre de la stratégie de couverture, Belfius Asset Management a renforcé la protection de la poche actions, notamment avec l’utilisation d’options pour limiter les risques de correction. L’or demeure également une conviction forte et reste un pilier essentiel de diversification.
3. Stratégie Obligataire
Du côté obligataire, Belfius Asset Management a conservé en décembre une maturité en milieu de courbe et a continué de diversifier la poche obligataire avec des obligations des marchés émergents.
Dans certains cas, Belfius Asset Management a également diversifié son exposition au crédit, en privilégiant la dette financière subordonnée, afin d’optimiser le profil risque‑rendement.