1. Novembre 2025
États-Unis: Fin du shutdown le plus long de l’histoire
En raison de l'absence de vote dans le délai imparti du budget fédéral par le Congrès, l’administration fédérale américaine a été mise à l’arrêt pendant 43 jours - marquant un moment historique car il s’agit du plus long shutdown jamais enregistré.
Son impact économique a été significatif : on estime que chaque semaine d’interruption a coûté près de 15 milliards à l’économie, ce qui pourrait réduire jusqu’à 2% de la croissance du quatrième trimestre. Au-delà des conséquences financières, les conséquences ont été très concrètes : perturbations des services publics essentiels, retards administratifs et impact dans les aéroports. Le shutdown a également retardé la publication de données clés telles que les chiffres de l’inflation ou le rapport sur l’emploi. Les investisseurs devront donc attendre décembre pour obtenir une vision claire de l’économie.
L’accord budgétaire récent a permis une reprise temporaire mais la visibilité reste limitée, puisque celui-ci est limité : le financement n’est garanti que jusqu’à fin janvier.
Saison des résultats: États-Unis & Europe
La majorité des entreprises américaines ont publié des résultats nettement supérieurs aux attentes au 3e trimestre. Le bénéfice par action a progressé de 13,4 % en glissement annuel, signant un quatrième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres, et une accélération par rapport aux +12 % du 2e trimestre. Le secteur technologique reste le principal moteur de cette croissance, toujours porté par les investissements massifs dans l’Intelligence Artificielle (IA), même si le secteur a connu quelques phases de volatilité au cours du mois.
En Europe, les bénéfices du 3e trimestre ont dépassé les attentes, soutenant les actions et améliorant les perspectives pour 2026. Près de la moitié des entreprises ont surpassé les estimations, avec plus de révisions à la hausse pour les prévisions futures. Les banques et les entreprises énergétiques ont été les principaux moteurs de cette hausse. Les entreprises européennes font preuve de résilience, dans ce contexte exigeant.
Évolutions diplomatiques
Le mois de novembre a été marqué par des avancées diplomatiques importantes. Les États-Unis et la Chine ont conclu un nouvel accord commercial pour une durée d’un an, apaisant les tensions commerciales et restaurant une certaine confiance dans les échanges mondiaux. Dans cette optique, les Etats-Unis ont également annoncé de nouveaux accords commerciaux avec l’Amérique Latine pour réduire les coûts pour le consommateur. Parallèlement, des efforts de médiation autour de la guerre en Ukraine ont timidement repris, bien que la situation reste fragile.
De telles nouvelles soutiennent l’apaisement des tensions commerciales et sont positives pour le sentiment général du marché et la croissance économique pour 2026.
2. Stratégie d’allocation actions
Belfius Asset Management conserve sa vue constructive sur les actions, et continue à privilégier une diversification régionale avec une préférence pour les marchés émergents et pour l’Europe notamment à travers les petites capitalisations. L’exposition à l'Europe à d'ailleurs été renforcée au cours du mois.
Au niveau sectoriel, les valorisations élevées de la technologique américaine ont entraîné une certaine volatilité, ce qui a conduit à prendre des bénéfices ciblés et à tactiquement réduire l’exposition aux actions américaines. Ces incertitudes ont également entrainé l’ajustement de notre stratégie de couverture lorsque possible, en renforçant la protection des portefeuilles, aussi bien sur les marchés américains qu’européens. L'or reste un vecteur clé de diversification au sein des portefeuilles.
La thématique des soins de santé demeure une conviction positive sur le long-terme et le Momentum favorable observé en novembre a permis d’augmenter l'exposition globale à ce secteur.
3. Stratégie Obligataire
Du côté obligataire, Belfius Asset Management conserve une duration moyenne neutre, dans un contexte d’endettement croissant des États européens qui exerce une pression sur la partie longue de la courbe. La stratégie repose sur une allocation diversifiée entre dette souveraine et dette corporate, complétée par une exposition aux obligations des marchés émergents.