29 avril 2024

29 avril 2024

Maud-Reinalter

Maud Reinalter
Chief Investment Officer
Belfius Asset Management


Une semaine dans le vert pour les marchés actions, mais plus incertaine pour les obligations gouvernementales


La semaine passée était marquée par de nombreuses publications macro et microéconomiques, dont notamment les résultats de certains géants de la tech américaine ainsi que les chiffres de croissance aux Etats-Unis. Durant toute la semaine, le gouvernement américain a émis sur le marché l’équivalent de 180 milliards de dollars d’obligations, un volume très important. On pouvait d’ailleurs se demander si le marché allait être capable d’absorber tout ce volume, et quel impact cela aurait sur les taux. Globalement, les émissions d’obligations à maturité courte (2 ans) ont eu un franc succès puisque les observateurs ont qualifié de ‘’très forte’’ la demande pour ces obligations. Le taux final obtenu était de l’ordre de 4.9%, ce qui reste attractif dans le contexte actuel. Plus tard, le mercredi, des obligations à échéance 5 ans ont elles aussi été émises, et les 70 milliards de dollars de volume ont également été absorbés sans problème avec un taux, de 4.65%. Jeudi, c’était finalement 44 milliards d’obligations à maturité 7 ans qui ont été émises.

Ces différentes émissions obligataires expliquent en partie la pression haussière que l’on a pu voir sur les taux la semaine passée. Cela permet également de constater que les investisseurs restent fermement attachés aux obligations à maturité très courte. Même s’il est indéniable que les coupons sont attractifs, nous restons convaincus que continuer à augmenter la maturité moyenne des obligations en portefeuille est une bonne chose dans le contexte actuel. En effet, les banques centrales finiront par baisser leurs taux directeurs, ce qui aura des conséquences sur les marchés. Dès lors, bloquer un taux sur une période plus longue dès aujourd’hui est opportun, même si le coupon proposé est légèrement plus faible que les obligations courtes.

De son côté, l’Allemagne a elle aussi émis 11 milliards d’euros d’obligations à maturité 2 ans, avec une demande plus de 2 fois supérieure à l’offre proposée avec un taux de 2.90%.


Les géants américains sur le devant de la scène


Du côté des actions, les grandes entreprises américaines ont créé de l’incertitude sur les marchés. En bref, Meta a surpris en doublant son bénéfice net sur un an au premier trimestre, faisant mieux qu’attendu. Néanmoins, les investissements plus importants que prévu dans l’intelligence artificielle ont refroidit le marché, faisant perdre plus de 10% au titre en milieu de semaine.

Alphabet a lui aussi surpris en réalisant plus de 23 milliards de dollars de bénéfices, et en annonçant cette fois une autre bonne nouvelle : le versement d’un dividende à ses actionnaires. Il n’en fallait pas plus pour faire décoller le titre de 12% durant les heures d’après clôture le jeudi. Même son de cloche pour Microsoft qui lui aussi surprend et gagnait 4% suite à l’annonce de ces chiffres.

Ces publications d’entreprises ont permis de terminer la semaine sur une note positive, un jour après que les chiffres de croissance et d’inflation américaine n’aient refroidi les investisseurs. Les données publiées montraient en effet jeudi que les premières estimations de croissance au premier trimestre aux Etats-Unis étaient plus faibles qu’attendues. En parallèle, l’inflation, représentée par le ‘’core PCE’’ (Personal Consumption Expenditures Price Index, mesure d’inflation regardée par la FED), ne montrait pas de signe de fléchissement. Un combo croissance en baisse-inflation élevée qui n’avait pas plu. L’optimisme a par la suite à nouveau repris le dessus…



Tabel


Sources: Bloomberg©, Refinitiv.

Les résultats passés ne constituent pas un indicateur fiable des résultats actuels ou futurs.

#Marchés #Croissance #Inflation

Les dernières nouvelles de l’économie américaine jeudi ont secoué les marchés boursiers et obligataires, entraînant une baisse des actions et des obligations au niveau mondial. Deux chiffres se sont révélés particulièrement décevants : une croissance économique plus lente et une inflation américaine plus persistante que prévu. Selon le ministère américain du Commerce, le PIB réel des États-Unis (après inflation) a progressé de 1,6 % au premier trimestre.

Évolution du PIB réel en glissement trimestriel aux États-Unis (après inflation) au cours des 5 dernières années

Grafiek

Source: Bloomberg©.

Les résultats passés ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs.

#DurablementÉlevé #Inflation #Taux

En glissement trimestriel, l’instrument préféré de la Fed pour mesurer l’inflation (PCE) affiche un bond considérable. L’inflation est passée de 2 % à la fin de l’année 2023 à 3,7 % au premier trimestre de 2024. Cette forte augmentation a entraîné une hausse des taux sur les marchés aux États-Unis et dans le monde. En réaction, les investisseurs ont revu leur position et ne s’attendent désormais plus qu’à un seul abaissement potentiel des taux de la part de la Fed en 2024.

Évolution de l’indice des dépenses de consommation personnelles (PCE) en glissement annuel et trimestrie

Grafiek

Source: Bloomberg©.

Les résultats passés ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs.

#BCE #PolitiqueMonétaire #Momentum

Dans son discours de jeudi, Fabio Panetta, directeur de la banque centrale italienne, a déclaré que si la Fed maintenait ses taux à un niveau élevé au-delà de la période attendue par les marchés, cela risquerait de confirmer la nécessité, pour la BCE, de procéder à une baisse des taux plutôt qu’à un report. De la sorte, la BCE pourrait éviter que les coûts d’emprunt de la zone euro n’augmentent trop fortement en réponse à la hausse des taux en vigueur sur le marché pour les obligations américaines.

Évolution du taux directeur principal de la Banque Centrale Européenne (BCE) et de l’indice des prix à la consommation (IPC) dans la zone euro

Grafiek

Source: Bloomberg©.

Les résultats passés ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs.

#Euro #Dynamique #Perspectives

La dynamique positive des actions européennes a laissé certains analystes perplexes récemment. Mais le comportement du marché européen rappelle « l’atterrissage en douceur » du milieu des années 1990. Les raisons qui sous-tendent la dynamique actuelle sont les mêmes qu’à l’époque : l’espoir de futures baisses de taux, l’amélioration des résultats économiques et une hausse de la confiance des entreprises avec une révision bénéficiaire positive.

Nous avons augmenté la part des actions européennes dans le portefeuille ces dernières semaines.

Évolution du MSCI Europe au cours des 5 dernières années (sur base 100)

Grafiek

Source: Bloomberg©.

Les résultats passés ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs.

#Japon #Inflation #Politique

L’un des effets les plus importants de la réduction des attentes de baisse des taux de la Réserve fédérale est que les investisseurs misent de plus en plus sur la nécessité pour la Banque du Japon de relever ses taux d’intérêt. Le yen a fortement chuté (hausse du dollar) au cours des dernières semaines, alimentant l’inflation et mettant la pression sur la banque centrale pour qu’elle resserre sa politique de soutien à la devise.

Nous conservons une position neutre concernant le Japon.

Évolution du taux de change Yen / USD

Grafiek

Source: Bloomberg©.

Les résultats passés ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs.

#Google #Croissance #Technologie

Alphabet, la maison mère de Google, a publié d’excellents résultats pour le premier trimestre 2024 : le bénéfice trimestriel a augmenté de 57 %. La société a annoncé son premier dividende en numéraire de son histoire, et les revenus ont augmenté de 15 %. Les bénéfices ont été dopés par les recettes publicitaires et l’IA.

Nous avons acheté des actions Alphabet il y a plusieurs mois, en raison de leur valorisation attractive.

Évolution du cours de l’action Alphabet

Grafiek

Source: Bloomberg©.

Les résultats passés ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs.

Nos convictions (en date du 29/04/2024)


Tabel


Tabel

A quoi s'attendre la semaine prochaine ?


Tabel


Tabel


Disclaimer


Ce document, rédigé et publié par Belfius Asset Management, donne la vision de Belfius Asset Management sur les marchés financiers. Il ne contient pas de conseil ou de recommandation d’investissement personnalisé(e), ni d’analyse indépendante en matière d’investissement. N'hésitez pas à contacter votre Private Banker ou Wealth Manager si vous désirez recevoir des conseils d’investissement personnalisés. Il se fera un plaisir d’examiner avec vous les conséquences éventuelles de cette vision sur votre portefeuille personnel d’investissements. Les chiffres mentionnés reflètent une situation à un moment donné et sont susceptibles d’être modifiés.

Les entreprises ne sont mentionnées qu’à titre d’exemples et ne constituent pas une recommandation d'achat.

Attention : les rendements du passé, les simulations de rendements du passé et les prévisions de rendements futurs d'un instrument financier, d'un indice financier, d'une stratégie ou d’un service d'investissement ne constituent pas des indicateurs fiables des rendements futurs. Les rendements bruts peuvent être influencés par des commission, frais et autres charges. Les rendements libellés dans une autre devise que celle de l’État de résidence de l’investisseur sont soumis à des fluctuations du cours de change, qui peuvent avoir un impact positif ou négatif sur les plus-values.