De plus en plus d’entreprises réduisent leur empreinte écologique, proposent des solutions pour améliorer la qualité de la vie et font preuve de transparence dans leur mode de fonctionnement. Les investissements socialement responsables répondent à ces tendances. Mais offrent-ils aussi de bons rendements? Olivier Goerens, Belfius Private Banking, et Wim Van Hyfte, Candriam, nous expliquent.


«La durabilité est un concept large. Elle vise à stimuler une croissance économique tournée vers l’avenir tout en générant un impact positif sur la société», explique Wim Van Hyfte de Candriam. «Dans ce cadre, nous examinons les performances financières des entreprises et nous nous demandons si ce que nous soutenons continuera à exister dans le long terme. Et si l’effet sera durable.»


Les investissements avec impact sont-ils rentables? Et leur croissance est-elle possible après le Covid-19?


"«La performance de nos fonds thématiques dans des domaines tels que les soins de santé, les technologies et la robotique, par exemple, est positive. Le Covid-19 nous a appris qu’investir avec une forte conviction contribue à atteindre la croissance», affirme Olivier Goerens de Belfius Private Banking.

«Les conséquences économiques du Covid-19 se feront sentir longtemps, dans le monde entier et dans tous les secteurs. Il n’est pas facile de faire croître un portefeuille de manière durable. Mais la crise sanitaire a amplifié et accéléré les mégatendances, il est donc devenu encore plus urgent d’agir. Des tests scientifiques ont ainsi montré que le Covid-19 faisait plus de victimes dans les villes fortement polluées. Des nouvelles solutions durables contribueront à générer la croissance économique future et ainsi le rendement que nos clients attendent.»

«Les entreprises qui répondent à ces défis ont réalisé d’excellentes performances et continueront à se développer structurellement. C’est pourquoi nous approfondissons encore plus d’aspects de durabilité, afin de faire les meilleurs choix», ajoute Wim Van Hyfte. «Les résultats historiques plaident en notre faveur. Au cours des 10 dernières années, les investissements durables ont bien mieux presté. Et ce, aussi bien dans les économies émergentes que dans les pays développés, dans les fonds d’actions et les obligations. Les entreprises sous-jacentes sont tout simplement plus résistantes aux chocs économiques».


Les critères ESG s’implantent lentement. Qu’en est-il des investissements avec impact?


«Les critères ESG sont effectivement connus depuis longtemps. Pour rappel, ceux-ci analysent le comportement d’une entreprise sur le plan environnemental, sociétal et de sa gouvernance. En plus de ces critères, nous nous concentrons aussi sur les entreprises qui ont un impact positif sur la société, ce qui correspond en fait aux objectifs de développement durable des Nations Unies. Nous sélectionnons des entreprises actives dans le secteur de l’énergie renouvelable, qui développent des technologies pour l’économie circulaire, qui ont des solutions en vue de l’écomobilité, qui visent la diversité, l’égalité des genres, etc.», explique Wim Van Hyfte.

« L’impact sociétal  devient également de plus en plus important, une évolution dont nous nous félicitons. Et nous voulons y participer activement», précise Olivier Goerens.

«D’une part, grâce à notre sélection de fonds et, d’autre part, en consacrant une partie des revenus de ces fonds à l’inclusion sociale, la formation et la recherche. Nous obtenons ainsi un double impact, à la fois financier et sociétal et écologique. Ensemble avec nos clients, nous faisons une réelle différence. Les fonds thématiques du futur qui mettent l’accent sur la santé, l’environnement, le vieillissement, la diversité et l’égalité occupent dès lors la place centrale.»

En réalité, ces entreprises sont-elles toujours durables?


«Au sein de Candriam, toute une équipe se consacre uniquement à l’analyse de données: informations des entreprises, audits indépendants et renseignements des ONG, par exemple, qui effectuent des contrôles de la durabilité. L’intelligence artificielle et toute une série de modèles permettent également une évaluation à la fois quantitative et qualitative.  Nous réalisons ainsi des analyses de nos portefeuilles d’investissements.    Dans ce cadre, les big data deviennent de plus en plus importantes et sont largement utilisées. Les données sur l’intensité du trafic, par exemple, peuvent donner une indication importante, de la reprise économique dans la pandémie actuelle.»


Avez-vous une quelconque influence sur la politique de l’entreprise?


«Oui! En tant qu’investisseur majeur – Candriam gère un portefeuille de 130 milliards d’euros – nous optons pour un engagement actif. Nous engageons un dialogue direct avec les entreprises dans lesquelles nous investissons. Nous les sensibilisons, les invitons à donner des informations et discutons afin d’accomplir notre mission durable. Cela prend du temps, mais nos 25 ans d’expertise nous aident à enregistrer des résultats concrets», explique avec enthousiasme Wim Van Hyfte.

«Nous entretenons aussi une collaboration internationale avec d’autres investisseurs. Quand vous représentez des milliards en investissements, vous pouvez en effet encourager les multinationales à modifier leur stratégie et à établir des rapports plus transparents. Avec d’autres gestionnaires de fonds, nous faisons pression et examinons si les entreprises dans lesquelles nous investissons évoluent dans la bonne direction en termes d’environnement, de conditions de travail sûres, d’éducation, d’égalité des genres… Et nous exerçons notre droit de vote à l’assemblée générale des actionnaires. Nos critères de durabilité constituent le cadre d’évaluation. Et si une décision ne correspond pas à ces critères, nous votons contre. Bien sûr, nous n’obtenons pas toujours tout ce que nous voulons. Parfois, nous devons aussi oser dire non et mettre fin à notre investissement. Notez que le désinvestissement est toutefois le dernier recours. Car nous relâchons ainsi notre influence positive sur la société.»


MMI Inspiratie 2

Wim Van Hyfte, Candriam & Olivier Goerens, Director Marketing & Sales Private Banking Belfius.

Olivier Goerens, Director Marketing & Sales Private Banking Belfius et Wim Van Hyfte, Candriam, répondent à 3 questions:


  • Quelle est votre définition de la durabilité?
  • Quelles critères déterminent votre sélection?
  • Quel impact réalisez-vous pour vos clients?

Vous voulez en savoir plus sur la vision du gestionnaire de fonds Candriam?

Vincent Hamelink, Chief Investment Officer chez Candriam, répond à 3 questions:


  • Qu’est-ce qui fait de Candriam un gestionnaire de fonds unique?
  • Comment combinez-vous l’expertise locale et internationale?
  • Que signifie l’innovation dans le domaine de l’asset management?

Vous êtes convaincu(e) par les investissements avec impact?


Découvrez ici notre nouveau fonds sur l’égalité des genres

Ou les fonds thématiques du futur axés sur la santé.


Ce document, rédigé et publié par Belfius Banque, donne la vision de Belfius Banque sur les marchés financiers. Il ne contient pas de conseil en investissement personnalisé, pas de recommandation d’investissement, ni de recherche indépendante en matière d’investissement. Si vous êtes à la recherche de conseils en investissement personnalisés, vous pouvez vous adresser à votre conseiller financier qui se fera un plaisir d’examiner avec vous les effets éventuels de cette vision sur votre portefeuille d’investissements personnel. Les chiffres mentionnés sont des instantanés et sont susceptibles d’évoluer.