La prise de conscience de l’urgence environnementale est de plus en plus perceptible. Au niveau politique, une des ambitions d’Ursula Von Der Leyen (la présidente de la Commission Européenne) est de rendre l’Union Européenne plus durable. L’European Green Deal, voté en début d’année, vise une Europe climatiquement neutre à l’horizon 2050 et prévoit un budget de 1.000 milliards d’euros pour y arriver. Le plan de relance, suite à la crise sanitaire que nous connaissons, envisage également 750 milliards d’aides supplémentaires tournées notamment vers la transition écologique.

Du côté des entreprises, les choses bougent également. Notre stratégie d’investissement a récemment évolué. Dans notre portefeuille de référence constitué à moitié d’obligations et à moitié d’actions, nous donnons désormais davantage de poids aux actions de la zone euro au détriment des actions américaines:

  • Depuis la mi-mai, les mesures de quarantaine ont été petit à petit assouplies, mais fin juillet, le virus a localement refait surface. La vigilance reste de mise. Les gouvernements nationaux et la Banque centrale européenne sont intervenu de manière forte afin de limiter le plus possible les dégâts causés à l’économie. Au contraire des Etats-Unis, où Démocrates et Républicains n’arrivent pas à s’entendre sur la gestion de la crise. Les actions européennes sont bien moins chères que les valeurs américaines.
  • Les risques politiques se situent désormais aux USA avec les futures élections présidentielles, les tensions raciales et l’augmentation des tensions avec la Chine.

Candriam, notre partenaire de gestion d’actifs, est reconnu au niveau international comme l’un des pionniers et l’un des leaders de la gestion ESG (pour Environnement – Social – Governance). Il a développé une méthode de sélection des titres se basant sur un double filtre. À partir d’un univers global européen riche de 280 entreprises, le premier filtre se base sur des critères ESG pour n’en retenir que 150. Le second filtre, davantage financier, utilise 5 critères:

  • qualité du management
  • croissance de l’activité
  • avantage compétitif
  • création de valeur
  • endettement

De ce double filtre ne reste qu’une centaine d’entreprises qui constituent l’univers d’investissement ESG de la zone euro.

Quelques exemples de sociétés :

  • Unilever (1) : cette multinationale néerlando-britannique est active dans la nutrition (Lipton, Ola, Maille…) et dans les produits de soin (Monsavon, Dove, Williams…). D’un point de vue financier, nous mettons en avant la qualité du management. Celui-ci est stable et imprime des objectifs à long terme ambitieux. Au niveau ESG, Unilever a la volonté de réduire sa consommation d’eau et son empreinte carbone. Par ailleurs, 85% des administrateurs sont indépendants et voient leur rémunération liée à la réalisation d’objectifs ESG.
  • DSM (1) : entreprise hollandaise internationale active dans les domaines de la nutrition, de la santé et des modes de vie durables. Elle analyse notamment l’apport des oméga-3 contenus dans les algues marines comme source durable pour l’alimentation animale. De plus, au niveau climatique, DSM agit sur l’alimentation du bétail pour réduire de 30% la production de méthane (gaz à effet de serre). Comme nous pouvons le constater, tout le monde est amené à contribuer à la lutte contre le réchauffement!

Intéressé d’investir dans cet univers ESG de la zone euro?


Prenez contact avec votre conseiller en investissements. Il se fera un plaisir de vous aider.


Ce document, rédigé et publié par Belfius Banque, donne la vision de Belfius Banque sur les marchés financiers. Il ne contient pas de conseil en investissement personnalisé, pas de recommandation d’investissement, ni de recherche indépendante en matière d’investissement. Si vous êtes à la recherche de conseils en investissement personnalisés, vous pouvez vous adresser à votre conseiller financier qui se fera un plaisir d’examiner avec vous les effets éventuels de cette vision sur votre portefeuille d’investissements personnel. Les chiffres mentionnés sont des instantanés et sont susceptibles d’évoluer.

  1. Ces sociétés sont citées à titre d’illustration et ne constituent pas des conseils d’achat.