Après un confinement de près de 3 mois, les habitants de la ville chinoise de Wuhan, les premiers touchés par le Covid-19, ont progressivement retrouvé la liberté depuis début avril. Entre-temps, l’activité économique chinoise reprend petit à petit. Une aubaine pour les actions chinoises.

Ces derniers mois, nous avons toujours préconisé un investissement diversifié dans les actions des pays émergents, parce que nous croyons fermement dans le potentiel à long terme des régions émergentes (Asie, Amérique latine, Europe centrale et de l’Est). Un fonds émergent constitue dès lors la base de tout portefeuille d’actions bien diversifié. Depuis avril, nous mettons en plus l’accent sur les actions chinoises car:

  • en Chine, la crise a atteint son apogée, alors que beaucoup d’autres pays y sont encore plongés (États-Unis, Europe, Inde, Brésil, Mexique...)
  • la baisse du prix du pétrole et la hausse du dollar pèsent moins sur la Chine que sur d’autres pays émergents, parce que le pays importe du pétrole et possède des réserves de dollars
  • ces derniers mois, la bourse chinoise a chuté moins sévèrement que d’autres bourses


Les rendements historiques ne constituent pas une garantie pour les performances futures.


Néanmoins, en tant qu’investisseur, vous vous posez des questions à propos de la Chine. Nous les avons soumises à Jan Boudewijns, gestionnaire d’un fonds d'actions chinoises chez Candriam.


Que devons-nous nous imaginer à propos de la reprise en Chine? Et dans quelle mesure ses statistiques économiques sont-elles fiables?


Jan Boudewijns: « La reprise progressive de l’activité économique en Chine était déjà visible ces dernières semaines dans le bond des chiffres PMI, qui mesurent la confiance des directeurs des achats des entreprises. La fiabilité de ces statistiques s’est sensiblement améliorée ces dernières années, car maintenant que beaucoup plus d’analystes internationaux suivent l’économie, nous pouvons faire confiance à la tendance des chiffres. En outre, d’autres indicateurs montrent une relance de l’activité: la consommation quotidienne de charbon augmente de nouveau, et les transports ainsi que la vente de biens immobiliers se normalisent progressivement.

Mais en tant qu’investisseur, mieux vaut ne pas trop se concentrer sur les chiffres de la croissance chinoise. En effet, ils ne sont en fait pas très révélateurs de la tendance sous-jacente, des thèmes et évolutions importants dans l'économie chinoise, éléments sur lesquels nous nous basons davantage dans le cadre de la gestion des fonds. Et ces éléments semblent toujours prometteurs, avec une classe moyenne croissante de plus en plus nantie et un développement technologique solide. »


Qu’en est-il de la Chine, si le mouvement de mondialisation fait marche arrière à long terme, entre autres en raison de la crise actuelle?


Jan Boudewijns: « À la suite de la crise actuelle, on a constaté que la forte concentration de la production en Chine pouvait poser des problèmes. C’est pourquoi une certaine délocalisation en dehors de la Chine sera sans doute une tendance à moyen terme. Mais il ne faut pas oublier qu’il n’est pas si simple de déplacer une production, avec la même efficacité et le même coût. De plus, une entreprise ne veut pas perdre l’accès à l'un des plus grands marchés de consommation au monde. La Chine elle-même est déjà en train, depuis des années, de réorienter son économie d'un modèle axé sur l’exportation et la production, vers un modèle qui est davantage basé sur la consommation domestique (comme dans la plupart des pays développés). Nos fonds mettent dès lors plus l’accent sur les thèmes du marché local et moins sur les secteurs centrés sur l’exportation. »


Enfin: dans quelle mesure le marché des actions chinoises est-il représentatif?


Jan Boudewijns: « Toutes classes d’actions confondues (actions A cotées sur les bourses locales de Shanghai et Shenzhen, actions chinoises cotées à Hong Kong et aux États-Unis…), la Chine est entre-temps le 2e plus grand marché d’actions au monde. Jusqu’il y a peu (et encore maintenant en partie), la bourse locale comptait surtout des investisseurs particuliers chinois (moins initiés) qui spéculaient beaucoup. Dans l’intervalle, la situation s’est fortement améliorée. Surtout depuis le lancement du programme Hong Kong-China Connect, grâce auquel les investisseurs internationaux ont également accès au vaste marché local, et inversement. Depuis le Stock Connect, nous achetons aussi des actions sur le marché chinois local (11% de notre fonds sont investis dans des actions A locales). Nous y trouvons en effet une multitude d’entreprises liquides et très solides en pleine croissance, dans différents secteurs, de la consommation et de la santé, en passant par l’infrastructure et la haute technologie. Ces positions ont affiché de belles performances ces dernières années. »


Conclusion


Parmi les marchés émergents, nous privilégions actuellement leur plus grand marché: la Chine. Pour celui qui souhaite y investir, mieux vaut échelonner ses achats via un plan d’investissement mensuel.


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