Les gouvernements et les banques centrales se rendent compte que le coronavirus aura un impact sur l'économie et que des mesures sont nécessaires. Elles sont prises à un niveau mondial.

Le coronavirus en perspective


Par rapport aux précédentes pandémies de grippe, le nombre de victimes du coronavirus reste limité pour l’instant: on compte environ 4.000 décès dans le monde, même si ce chiffre augmentera encore. Entretemps, les nouvelles en provenance de Chine sont encourageantes. Il semblerait qu’on ait atteint le pic du nombre de contaminations, et les usines redémarrent. C'est important car, en raison de la mondialisation, les chaînes de production du monde entier sont interdépendantes, ce qui rend la croissance mondiale plus vulnérable que lors des précédentes pandémies.


Alors que nous tablions initialement sur un redémarrage rapide de l'économie mondiale, notamment grâce aux mesures mises en œuvre en Chine, il nous faut revoir ce scénario. La reprise prendra un peu plus de temps, maintenant que l’Europe est touchée, elle aussi, et que l’Italie a pris des mesures drastiques. L’impact sur la croissance dans la zone euro sera sans doute plus important que prévu. Mais nous continuons de penser que l'économie mondiale se redressera dans le courant du 2e semestre grâce aux mesures qui sont prises.


Les analyses montrent qu’en fonction de la gravité et de la durée de l'épidémie, les effets sur la croissance au premier semestre de 2021 ne divergent que très peu dans les différents scénarios de croissance. Quoi qu’il en soit, il y aura reprise de la croissance mondiale.


Notre stratégie


La «coronacrise» a éclaté à un moment où les Bourses avaient déjà un très beau parcours à leur actif, surtout aux États-Unis. La crise actuelle a été l’occasion de lever un peu le pied. Même si, depuis le mois de décembre, nous avions aussi recommandé de mettre certains bénéfices en sécurité, surtout pour les positions dont la pondération dans votre portefeuille a trop augmenté.


Toutefois, vendre dans la panique n’est jamais une bonne stratégie. Car si la baisse est parfois rapide, la reprise peut l'être tout autant. L'impact du coronavirus sur l'économie est temporaire et, une fois la crise passée, nous nous retrouvons à nouveau dans un monde où les taux d'intérêt sont extrêmement bas. Le prix du pétrole a également chuté. Non seulement à cause du risque de récession mais aussi suite au conflit qui oppose la Russie à l’Arabie Saoudite et à la décision de cette dernière d’ouvrir grand les robinets du pétrole. Il est clair que nous n’avons pas trop de soucis à nous faire en ce qui concerne l’inflation pour le moment. Dans un tel environnement, à plus long terme, nous privilégions clairement les actions aux obligations.

Comme base du portefeuille, nous préconisons toujours un profil médium, avec une répartition équilibrée entre les actions et les obligations. La gestion professionnelle permet d’intervenir rapidement au jour le jour. Jusqu'à fin janvier, les positions en actions dans les fonds mixtes étaient encore surpondérées, mais courant février - avant même que les marchés ne se replient - l'exposition aux actions a été réduite de façon stratégique et, chaque fois que c’était possible, une protection a été intégrée dans les portefeuilles avec options. Aujourd’hui, les portefeuilles équilibrés ont toujours une position en actions légèrement inférieure à la moyenne (48% contre 50% neutre).


N'hésitez pas à continuer d'investir dans nos convictions à long terme, et optez pour un plan d'investissement régulier:

  • les soins de santé: certaines entreprises pharmaceutiques profiteront de cette crise
  • l’innovation et la robotique
  • la démographie
  • le climat
  • les pays émergents (obligations et/ou actions)

Si vous souhaitez investir un montant important, nous vous conseillons toujours d’étaler votre investissement dans le temps ou d'encore un peu attendre. Les fluctuations des marchés boursiers devraient rester importantes dans les prochains mois. Les publications des résultats d'entreprises et d'enquêtes seront parfois meilleures, mais parfois aussi moins bonnes que prévu. La meilleure façon d’anticiper tout cela, c’est d’échelonner les achats. Nous suivons pas à pas l’évolution de la situation pour vous.


Vous désirez en savoir plus sur l’économie?


Consultez régulièrement notre rubrique «Investir avisé» sur notre site.